BIENVENUE

La Commission d'enquête sur le régime libéral ouvre ses travaux


La Commission d'enquête sur le régime libéral entend faire la démonstration que ce régime a érigé la collusion et la corruption en système dans un but de déposséder les Québécois de leurs biens publics au profit des amis du régime. Et ce, à partir d'informations validées par des journalistes professionnels pour illustrer les stratagèmes utilisés.


Le modus operandi du régime libéral pour prendre le contrôle de l'appareil de l'État

Charest 2003 : réingénierie de l'État

Le gouvernement Charest est élu en 2003 avec son fameux programme sur la réingénierie de l'État et son slogan «briller parmi les meilleurs».

Plus de 12 ans plus tard on réalise que ce fut : une « tempête presque apocalyptique » [...] « On a subi une baisse des activités qui a mené à une diminution sévère des emplois ». [...]

Ils étaient environ 23 000 à travailler pour les firmes québécoises de génie-conseil en 2012 : ils sont aujourd’hui 18 000, calcule l’AFG. Une diminution de 20 % qui témoigne des secousses subies par le génie-conseil au Québec.
(voir dernière fiche : Le Devoir, 7 novembre 2015) .


Le modus operandi du gouvernement Charest pour parvenir à son but s'articulent en 2 volets :

Volet 1 : Vider l'État de son expertise;

Volet 2 : Planter des pions à des postes décisionnels de l'appareil d'État pour le mettre aux services des intérêts des amis du régime .




VOLET 1 : Vider l'État de son expertise

Le 4 juin 2003
Jean Charest
, 44 ans, prononce son premier discours inaugural. [...] Le ton est ferme et déterminé. C'est le discours de la «réingénierie» [...] «Nous inaugurerons six grands travaux qui seront le coeur de la réingénierie de l'État québécois.»

Texte complet > ledevoir.com/politique/quebec/287217/le-septennat-de-jean-charest...


Souvenez-vous de cette expression de Charest : « Dégraisser l'État ».
Ce slogan électoral cachait un stratagème qui consistait à vider l'État de son expertise et donner les clés du trésor public au privé. Une vaste opération de transfert de richesse collective aux amis du régime libéral.




Démonstration :


LE DEVOIR
KATHLEEN LÉVESQUE
3 mars 2004


Les ingénieurs détestent le terme «réingénierie»

L'ordre en a fait part au premier ministre Charest dans une lettre

La «réingénierie» de l'État fait grincer des dents l'Ordre des ingénieurs du Québec, qui craint que l'utilisation de ce terme puisse être préjudiciable à la profession en l'associant aux changements profonds prévus par le gouvernement libéral.

Texte complet > ledevoir.com/politique/quebec/48920/les-ingenieurs-detestent...




10 ans plus tard, force est de constater que... Les ingénieurs avaient raison !




LE DEVOIR
ALEXANDRE BRODEUR - Ingénieur
29 mars 2014


PRÉSIDER UN ORDRE PROFESSIONNEL
Protection du public ou tremplin politique?

[...] les plus méritoires d’entre eux étant même considérés comme de « grands bâtisseurs ». L’éclatement au grand jour de pratiques scabreuses de collusion-corruption-retours d’ascenseur a, sans contredit, changé la donne. L’immense majorité des quelque 60 000 ingénieurs québécois, furieuse non seulement de la perte de réputation de la profession, mais du syndrome de la tache d’huile sur leur intégrité professionnelle, a demandé à la présidente de l’OIQ de l’époque, Maud Cohen, des mesures musclées pour redorer l’image de la profession. Ces mesures ont pris, entre autres, la forme d’une campagne publicitaire, avec un bilan modeste vu les révélations explosives à la commission Charbonneau.

Texte complet > ledevoir.com/politique/quebec/404037/pr




LE DEVOIR
KATHLEEN LÉVESQUE
27 novembre 2010


La prochaine cible des entrepreneurs: Turcot

Le Devoir révélait que des firmes jouent un rôle déterminant au sein même du ministère des Transports, par l'entremise d'un comité de concertation, dans la façon dont sont investis les millions prévus pour les projets d'infrastructure.

Les grandes firmes, à travers l'Association des ingénieurs-conseils du Québec, bénéficient d'une tribune de premier choix pour influencer les orientations du MTQ, un gros donneur d'ouvrage qui a développé une vision partenariale depuis l'arrivée des libéraux au pouvoir. «Les firmes ne se contentent plus d'être aux premières loges. Elles écrivent le spectacle», a commenté la source municipale.

Texte complet > ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/311918/la-prochaine-cible-des-...




LE DEVOIR
KATHLEEN LÉVESQUE
23 novembre 2010


Chantiers: un seul gros joueur tire les ficelles

Les firmes de génie-conseil sont devenues un rouage incontournable dans la plupart des municipalités du Québec ainsi qu'au gouvernement, y compris Hydro-Québec, où les services d'ingénierie sont souvent réduits au strict minimum quand ils ne sont pas tout simplement inexistants. Les firmes privées planifient donc les projets en lieu et place des corps publics, elles préparent les plans et devis et participent activement à la sélection des entrepreneurs. Ce sont elles également qui estiment les coûts et autorisent les dépassements.

Texte complet > ledevoir.com/politique/quebec/311546/chantiers-un-seul-gros-joueur-tire...




LE DEVOIR
JEANNE CORRIVEAU
9 janvier 2013


Éthique et gouvernance - Le MTQ avait été mis en garde dès 2008

L’augmentation substantielle du nombre de chantiers, combinée à une réduction du personnel et à une perte d’expertise au sein du ministère, pourrait conduire à des problèmes d’éthique et de gouvernance, soutient M. Gagnon dans son rapport intitulé Examen global du processus de gestion des chantiers de construction remis en mai 2008.

En octobre 2007, l’ancien premier ministre avait recommandé au gouvernement de faire de la remise en état des ponts une priorité nationale. Québec avait par la suite élaboré un plan de redressement du réseau routier québécois comportant des projets de construction totalisant 12 milliards de dollars.

En 2011, c’était au tour de l’ex-patron de l’Unité anticollusion, Jacques Duchesneau, de dénoncer la perte d’expertise au sein du MTQ, qui a entraîné une dépendance grandissante à l’égard des firmes privées et exposé le ministère à des risques de collusion.

Texte complet > ledevoir.com/politique/../le-mtq-avait-ete-mis-en-garde-des-2008




LA PRESSE
BRUNO BISSON
4 février 2013


Les années libérales ont profité aux ingénieurs privés

Dans une entrevue à La Presse, le président de l'APIGQ, Michel Gagnon, a estimé que l'évolution inégale des dépenses annuelles de construction et d'honoraires professionnels au fil des années soulève des questions «qui devraient peut-être intéresser la commission Charbonneau», au moment où se multiplient les témoignages établissant des liens entre les firmes privées de génie-conseil et le financement des partis politiques provinciaux.

M. Gagnon a relevé en particulier les données de l'exercice financier 2003-2004, qui coïncide avec l'arrivée au pouvoir des libéraux, élus le 14 avril 2003. Cette année-là, la part relative des honoraires professionnels a soudainement bondi de 101 452$ à 124 192$ pour chaque tranche d'un million de dollars investis dans la construction.

Au cours des deux années subséquentes, souligne M. Gagnon, la somme des contrats de construction accordés par le MTQ est passée de 647 millions à près de 912 millions par année, une hausse de 40%.

Durant la même période, les dépenses en honoraires professionnels du MTQ sont passées de 80,4 millions à 136,5 millions, une hausse de 70%.

Selon les données du MTQ, les investissements annuels dans les routes et les ponts ont été multipliés par six, au Québec, depuis l'année 2000. Ils sont passés de moins de 490 millions en 2000-2001 à plus de 2,8 milliards l'année dernière (2012).

Durant la même période, le coût des honoraires professionnels versés par le MTQ a été multiplié par sept, passant de 47,3 millions en 2000-2001 à plus de 376 millions l'an dernier.

Texte complet > lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201302/03/...





Le bilan de la réingénierie de l'État.




UNIVERSITÉ DU QUÉBEC
MOKTAR LAMARI, Ph.D. : professeur et Directeur du Centre de recherche et d’expertise en évaluation (CREXE) École nationale d’administration publique
Édition Vie économique, VOLUME 4, NO 2


Réingénierie et austérité, ou comment atrophier la fonction publique québécoise

[extrait]

Entre 2003 et 2012, la fonction publique québécoise a été exposée à un déferlement de mesures impromptues, dispensées sous le couvert d’un discours ambivalent; un discours vantant d’un côté les promesses de l’innovation managériale (avec des refrains variés «réingénierie», «briller parmi les meilleurs», etc.) et prônant d’un autre côté les bienfaits de l’austérité budgétaire [avec diverses déclinaisons liées au «déficit zéro»; «désendettement», «utilisateur-payeur», etc.]. Cela dit, le fil directeur de ces mesures pointe, sans détour, l’atrophie des effectifs des fonctionnaires, la compression de leurs salaires et le laminage de leurs acquis en formation continue et en transfert de savoir-faire.

Or, ces mesures ne sont pas sans conséquences sur la rétention de l’expertise et ultimement sur l’attractivité des talents au sein de la fonction publique québécoise.Aujourd’hui et plus que jamais, la perte de l’expertise dans les ministères québécois est criante.

Celle-ci se manifeste dans plusieurs administrations centrales, au point de mettre en péril la capacité gouvernementale à contrôler ses dépenses et à livrer adéquatement les services névralgiques, ceux qui sont particulièrement exigeants en expertise et en savoir-faire (transport public, actifs informatiques, infrastructures, conception et évaluation des politiques, etc.). Comble du paradoxe, à force de vouloir « dégraisser » les effectifs, le gouvernement finira par s’acharner aveuglément sur les muscles vitaux de sa force de travail, à savoir leur expertise et leur savoir-faire. Et plus on « sabre » aveuglément dans les effectifs, pour soi-disant réduire les dépenses gouvernementales, plus on fait « exploser » ces mêmes dépenses, alourdissant encore davantage le fardeau fiscal des Québécois.

Pire encore, certains chercheurs se demandent même si ces mesures (de réingénierie établies durant de 2003 à 2012) n’ont pas été développées pour des finalités inavouées et partisanes en voulant démanteler l’expertise gouvernementale et faire « baisser la garde » de la fonction publique pour mieux ouvrir le service public aux mécanismes de la privatisation et à une sous-traitance accélérée au profit d’entrepreneurs avides du gain immédiat, et parfois sans scrupules quant aux moyens utilisés (collusion d’entrepreneurs, surfacturation des services, privatisation, lobbying, corruption, etc.)

Texte complet > www.eve.coop/?a=167




LA PRESSE
VINCENT LAROUCHE et FABRICE DE PIERREBOURG
14 septembre 2011


Rapport sur la collusion: «une ampleur insoupçonnée»

Ce rapport, que La Presse a obtenu, décrit les modus operandi du crime organisé, des firmes de génie-conseil, des entrepreneurs et des partis politiques.

«Les soupçons sont persistants qu'un empire malfaisant est à se consolider dans le domaine de la construction routière», affirme Jacques Duchesneau, dirigeant de l'Unité, en préambule du document.

«S'il devait y avoir une intensification du trafic d'influence dans la sphère politique, on ne parlerait plus simplement d'activités criminelles marginales, ni même parallèles: on pourrait soupçonner une infiltration voire une prise de contrôle de certaines fonctions de l'État ou des municipalités», lit-on plus loin.

En plus d'un an de travail, l'équipe de Jacques Duchesneau a découvert un système d'une «ampleur insoupçonnée», infiltré massivement par le crime organisé, qui permet de gonfler de façon démesurée les coûts des travaux routiers.

Des firmes de génie manquent «d'exactitude et d'imputabilité», alors qu'en même temps, le ministère leur laisse le champ libre car il manque «d'expertise et de vigilance», précise le document. «Pendant que les firmes se développent une expertise inestimable, le ministère perd inexorablement la sienne», y lit-on.

Texte complet > cyberpresse.ca/actualites/dossiers/commission-charbonneau/201109/14/...




Depuis 2003, le Parti Libéral a entrepris une opération systématique de dépossession de notre patrimoine public au profit des amis du régime.






JOURNAL DE MONTRÉAL
MÉLANIE COLLEU
9 juillet 2014


COMMISSION CHARBONNEAU
5000 emplois perdus dans le secteur du génie québécois

l’Association des ingénieurs-conseils (AICQ) estime à environ 20% les pertes d’emplois dans son secteur. «Cette baisse s’explique entre autres par le ralentissement des projets publics, conséquence des gestes répréhensibles de certains individus révélés dans les médias et à la commission Charbonneau», avance Pierre Nadeau, directeur des communications à l’AICQ.

Texte complet > journaldemontreal.com/.../5000-emplois-perdus-dans--le-secteur-du-genie-quebecois




JOURNAL DE MONTRÉAL
CHARLES LECAVALIER
21 avril 2015


Mieux payer ses ingénieurs ou payer des extras, dit la CAQ

L’État devra mieux payer ses ingénieurs sans quoi les extras et les contrats juteux de consultants continueront de s’accumuler, estime la Coalition avenir Québec.

«Depuis 2009, seulement 28 ingénieurs séniors ont été embauchés par le gouvernement du Québec. On est incapable de suivre la parade et on perd nos employés d’expériences au profit du privé, des sociétés d’État et des municipalités», affirme le caquiste Éric Caire. Cette incapacité à conserver son expertise empêche le ministère des Transports de bien gérer ses contrats. Il doit même faire appel au privé à grands frais pour réaliser certaines tâches, ajoute-t-il.

Il rapporte que 2014 a été «la pire année pour les extras.» Durant cette année, le MTQ a octroyé presque le double de l’année précédente en extras, affirment les caquistes. Ils ajoutent que la situation n’est pas plus rose à la Société québécoise des infrastructures, qui a dépensé 104 millions $ en suppléments en cinq ans. «Lorsque les libéraux sont au pouvoir, on peut noter une recrudescence des extras pour des projets d’infrastructure», a dit Éric Caire.

Texte complet > journaldemontreal.com/.../mieux-payer-ses-ingenieurs-ou-payer-des-extras




Conclusion de la réingénierie de l'État de Jean Charest : Pertes d'expertises, pertes de réputations, pertes d'emplois, pertes de milliards de dollars.

BRILLER PARMI LES MEILLEURS :
En fait, c'était le stratagème menant aux transferts de nos richesses collectives vers les amis du régime.




De Charest à Couillard : Du prétexte de la « réingénierie » (2003) à celui de « l'austérité » (2015), le régime libéral continue de vider l’État de son expertise pour avantager plus facilement ses amis.




LE DEVOIR
ROBERT DUTRISAC
24 avril 2015


RETRAITES
Québec provoque le départ de milliers d’employés

Lors de l’étude en commission parlementaire des crédits du Conseil du trésor, son directeur de la rémunération globale, René Dufresne, a révélé ces nouvelles données. Ces 8000 à 10 000 départs supplémentaires en 2015 et 2016, que ce soit dans la fonction publique ou les réseaux de la santé et de l’éducation, s’ajouteront aux 15 000 employés de l’État qui prendront leur retraite à chacune des deux prochaines années. C’est donc de 38 000 à 40 000 employés de l’État qui prendront leur retraite en deux ans.

Texte complet > ledevoir.com/politique/../retraites-quebec-provoque-le-depart-de-milliers-d-employes




Le bilan du régime libéral pour l'industrie du génie-conseil : apocalyptique !




LE DEVOIR
GUILLAUME BOURGAULT-COTÉ
7 novembre 2015


GÉNIE-CONSEIL
L’industrie montre patte blanche en attendant Charbonneau

C’est une « tempête presque apocalyptique » qui s’est abattue sur le génie-conseil depuis quatre ans, reconnaissait jeudi le p.-d.g. de l’association, André Rainville, lors d’une entrevue éditoriale avec Le Devoir. « Nous avions le vent dans les voiles, puis le vent s’est transformé en tourbillon… Ça a été difficile. La réputation de l’industrie a été sérieusement entachée par des gestes indéfendables. »

Les nombreuses révélations des enquêtes journalistiques et de la commission Charbonneau ont provoqué une crise de confiance qui est aussi survenue dans un contexte économique « défavorable », dit M. Rainville. Résultat combiné : « On a subi une baisse des activités qui a mené à une diminution sévère des emplois. »

Ils étaient environ 23 000 à travailler pour les firmes québécoises de génie-conseil en 2012 : ils sont aujourd’hui 18 000, calcule l’AFG. Une diminution de 20 % qui témoigne des secousses subies par le génie-conseil au Québec.

[...]

Texte complet > ledevoir.com/../genie-conseil-l-industrie-montre-patte-blanche-en-attendant-charbonneau




LA PRESSE
JEAN-FRANÇOIS BÉGIN
6 juillet 2016


Québec met sous tutelle l'Ordre des ingénieurs

La ministre de la Justice Stéphanie Vallée a annoncé la mise sous tutelle de l'Ordre des ingénieurs du Québec, secoué par plusieurs crises internes au cours des dernières années.

Texte complet > lapresse.ca/../quebec-met-sous-tutelle-lordre-des-ingenieurs.php





Retour en haut de page - Poursuivre à la page suivante